Proposrecueillis :
"Paroles de Comès Didier".
Apropos de la conception d'une BD: «Jesoumets à l'éditeur un synopsis de deux ou trois pages,à partir duquel j'effectue un découpage approximatif.Lorsque je commence à dessiner, seul le premier chapitre estécrit sous sa forme dialoguée. Ensuite je brodelibrement sur le fil conducteur que je me suis donné, enessayant de continuer à me laisser surprendre par l'histoire.Evidemment, je cours le risque de perdre de vue certains élémentsessentiels du récit et de multiplier les disgressionsinutiles. C'est pourquoi je relis sans cesse ce que j'ai déjàdessiné, en essayant de me poser les questions permettantd'aller plus loin.»
Propos recueillis par Thierry Groensteen pour les cahiersde la bande dessinéen°55.
Surson oeuvre « Silence » : «Je voulaisillustrer le problème de l'incommunicabilité, et plusprécisément de la méfiance instinctive àl'égard des gens "différents", méfiancequi débouche souvent sur la violence. Personnellement, j'aitoujours éprouvé une forme de tendresse envers lesêtres marginaux, quels qu'ils soient. Peut-être parce quemoi aussi, je me range dans cette catégorie. Le seul faitd'aimer le jazz, dans un petit village aux moeurs assez rigoristes,passait, sinon pour une perversion, au moins pour une bizarrerie.»
Propos recueillis par Thierry Groensteen pour lescahiers de la bande dessinée n° 55.
Apropos de son métier :«Toutela difficulté de notre métier est de savoir si on veutdevenir absolument millionnaire ou si l'on veut se réalisersoi-même. Arriver à exorciser dans les dessins lesdémons que l'on a dans la tête. L'idéal c'est detrouver l'équilibre entre les deux et de faire vraiment ce quel'on a envie de faire.»
Extrait de propos recueillis par Isabelle Albasini et Turgay Kurtpour Auracan,numéro demai - juin 1994.







